Mon défi astrophotographie : dernière semaine et récapitulatif !

PréparatifsCela fait déjà un mois que dure ce défi, le voilà donc achevé. Il faut avouer que pendant cette dernière semaine, la météo plutôt maussade m’a interdit la photographie du ciel, sauf durant le week-end… Une chance ! J’ai pu alors en profiter afin de tester entièrement les capacités de mon matériel en m’expatriant en campagne car oui, toutes les photos prises auparavant l’étaient depuis mon balcon, lui-même situé en ville !

Inutile de vous expliquer en quoi cela limitait mes manœuvres… Presque tous les soirs, le même ciel se présentait à moi (sauf quand la Lune venait me rendre visite 😉 ) et, comme vous avez pu le constater sur Instagram, en cette période d’avril – mai, la star de mon balcon était Jupiter ! Mais visiblement, notre belle géante gazeuse ne fut pas assez énorme pour mon petit télescope et sa surface manquait de détails.

Nouveau point sur mon matériel

Bon, finalement dans l’ensemble mon matériel m’a plutôt satisfait dans la réalisation de mes clichés astrophotographiques. Cela prouve que pour moins de 1000 €, il est tout à fait possible de se lancer dans l’astrophotographie ! Mais faisons plutôt un zoom sur tout ça.

Le télescope NexStar 4SE

Ce télescope Maksutov-Cassegrain motorisé en “go-to” (monture recherchant ses cibles toute seule) m’a permis de m’accoutumer à l’astrophotographie avec une petite caméra planétaire ZOW ASI. J’ai commencé par viser Jupiter depuis mon balcon puis la Lune et enfin le Soleil. Pour tout vous dire, Jupiter m’a paru bien pauvre en détails sur l’écran de mon ordinateur… C’est alors que je me suis dit qu’il me faudrait une lentille de Barlow pour profiter pleinement de la géante avec ce télescope.

Par contre, les premières images de la Lune sur mon écran m’ont sidérées… C’est hallucinant comment ce gros cailloux peut devenir à ce point fascinant ! La résolution était au rendez-vous et les détails des cratères époustouflants. Je me suis régalé à prendre ces premières images de la Lune qui finalement est un bon point de départ pour l’astrophotographe débutant.

Matériels en placeEnsuite, j’ai tenté le Soleil. Encore une fois, la chance était avec moi. Une tache solaire était présente lors de cette observation, que je me suis empressé de transformer en séance d’astrophotographie. Mine de rien, il n’est pas aisé de cibler le Soleil avec un instrument astronomique. Il est impossible de le viser avec le chercheur car il vous brûle les yeux, il faut donc jouer avec l’ombre de l’instrument jusqu’à ce qu’il tombe sur votre écran… Une vraie galère mais une fois capturé, c’est un vrai bonheur à observer !

Quant au ciel profond, c’est un peu plus compliqué… Le diamètre de ce télescope n’est clairement pas adapté pour observer ce type d’objet et il l’est encore moins pour les photographier. Il faut réunir des conditions parfaites de météo pour espérer avoir un résultat disons pour les premières fois, concevable. Sa monture très pratique en observation le devient beaucoup moins en photographie car elle manque cruellement de précision. Je vous laisse imaginer les dégâts !

La caméra ZWO ASI 120MC Color

Le nom barbare que porte cette caméra n’a absolument rien à voir avec son utilisation. Simple et rapide à utiliser, cette petite caméra en couleur m’a assistée lors de tous mes tournages ! Elle est dédiée à la prise d’images planétaires et fait son travail à merveille. Le seul bémol est que, comme la plupart de ces caméras, son capteur est vraiment minuscule. Il est donc impossible d’avoir la Lune entière sur l’écran par exemple. Durant son utilisation, il faut aussi faire attention à sa température et veiller à ce qu’elle reste dans une plage correcte, sous peine de voir apparaître du bruit sur l’écran (grésillements rouges, verts et bleus).

Livré avec, un petit objectif grand angle permet également de surveiller le ciel et par la même occasion, de le filmer afin de réaliser des filets d’étoiles sur une image. Durant ce défi, je n’ai pas trouvé de ciel assez sombre afin que la caméra puisse percevoir les étoiles… Dommage, ce sera pour une autre fois ! 😉

Cette caméra a aussi l’avantage d’être compatible avec un grand nombre de logiciels de capture, ce qui favorise la rapidité et la facilité d’utilisation.

Les logiciels astros

Dernière soirée du défiA ma grande surprise, les logiciels tels que FireCapture et RegiStax 6 malgré leur complexité apparente, furent d’une étonnante simplicité à prendre en main ! Bien entendu, les premières fois ne fleurtaient en aucune façon avec l’excellence, mais quelques tâtonnements plus tard je peaufinais déjà mes résultats.

Le plus compliqué à étalonner fut FireCapture, le logiciel d’enregistrement planétaire. Il faut dire qu’allier une monture peut précise avec une Jupiter plutôt fugace, en ajoutant à cela le fait que mes réglages de l’image n’étaient pas au point ne m’a pas facilité la tâche ! Enfin, ce sont les joies des débuts en astrophotographie !

Pourtant, une fois l’objet capturé, l’empilement de la vidéo avec RegiStax 6 devient alors un délice. La magie du numérique opère et me voilà avec une belle image de la Lune ou de Jupiter, bien que cette dernière ne soit pas encore assez détaillée à mon goût (la faute à mon instrument !).

Vient ensuite le prétraitement de l’image avec Photoshop, bien plus difficile à manier que nos deux petits logiciels astros. Cependant, en commençant par les bases on s’y retrouve. Je suis alors parvenu à créer une magnifique mosaïque lunaire, que je vous montrerai dans un prochain article expliquant comment j’ai procédé.

Les divers accessoires

Je me suis rendu compte que pour l’astrophotographie, les accessoires permettant d’améliorer l’image étaient important. Il me manquait notamment :

  • Une lentille de Barlow pour augmenter la taille de l’image au foyer, lorsque je visais Jupiter par exemple. Cela m’aurait certainement autorisé plus de détails en surface des planètes.
    Saute de ligne
  • Un réducteur de focale afin de réduire la taille de l’image au foyer. Ainsi, elle serait rentrée entièrement sur le capteur de ma caméra et la Lune sur mon écran d’ordinateur.

Mes impressions sur les astres photographiés

Chaque prise est unique et chaque astre pose différemment devant la caméra. Pour chaque objet photographié, il faut adapter ses réglages et suivant les conditions météo, la capture n’est pas toujours évidente. Je vous fais donc un petit topo sur mes ressentis durant ces quelques soirées d’astrophotographies.

La Lune à ses heures…

La Lune sur FireCaptureSûrement l’astre le plus facile à photographier de tout le système solaire ! Quelquefois visible de jour, la Lune m’a permis de me faire rapidement une idée de ce que pouvait procurer l’astrophotographie en therme de gratitude. Ce cailloux aux détails époustouflants donna la possibilité à ma petite monture de le suivre correctement, ce qui au montage du film évita de trop recadrer l’image. Le petit capteur de ma caméra ne me permettait pas de cadrer la Lune en entier. Au final, j’ai dû arpenter chaque parcelle visible de notre satellite naturel. Je n’avais jamais observé la Lune de cette façon et cela m’a permis de la redécouvrir ! Un mal pour un bien comme on dit.

Jupiter, la star numéro une !

Oui enfin, seulement parce qu’elle me narguait tous les soirs à ma fenêtre ! Elle fut le premier objet céleste que je captura à l’aide de ma caméra planétaire. Je dois vous avouer que durant le premier essai, je ne fis aucune prise… En effet, je n’arrivais pas à la trouver car c’était la première fois que j’utilisais l’image au foyer de mon télescope. Forcément, le chercheur était mal réglé ou du moins, il l’était pour trouver un objet au porte-oculaire. Bref, que du bonheur par la suite, lorsque je la vis apparaître sur mon écran le lendemain soir.

Cependant, tout n’était pas au point. Ma monture peinait à suivre la planète et il fallait sans cesse que je la recadre, chose qui se remarque sur ma première image de Jupiter. Ensuite, j’ai dû modifier les réglages d’enregistrement car contrairement à la Lune, la géante gazeuse tourne très rapidement sur elle-même. L’enregistrement devait alors avoir une cadence d’images élevée. Enfin, la mise au point de mon télescope devenait compliquée. La géante vacillait sans arrêt à cause des turbulences atmosphériques et parfaire une mise au point lorsque l’image manquait de clarté devenait ardu… Mais voilà, après plusieurs tentatives, j’ai réussi à immortaliser Jupiter.

Les autres planètes

Le dernier soir, la Lune et Vénus étaient au rendez-vous. J’ai alors tenté de capturer cette dernière mais malheureusement, cela ne présentait aucun intérêt avec mon instrument. Sur mon écran, Vénus n’était qu’un petit point lumineux chancelant de droite à gauche. Avec une lentille de Barlow, ce que je n’avais pas, peut-être aurais-je pu obtenir une image plus grande.

Quant aux autres planètes tels que Mars ou Saturne, la période n’était pas appropriée. Il faudra attendre l’été avant de pouvoir profiter de cette occasion !

Le Soleil en fin de matinée

A cette heure-ci ou en fin de journée, le meilleur moment se présente si vous souhaitez observer ou photographier notre étoile, en vous protégeant les yeux au préalable bien sûr !

Sous un ciel parfaitement dégagé, trouver le Soleil à l’aide d’un instrument n’est pas une mince affaire. Tout d’abord, il faut absolument protéger l’avant de votre tube avec du Mylar, ce que j’explique ici. Ensuite, il faut couvrir le chercheur afin d’éviter que sa lentille ne chauffe puis enfin se lancer à la recherche du Soleil. Plus facile à dire qu’à faire, sans chercheur la tâche devient quelque peu compliquée. Bref, grâce à l’ombre du tube, j’ai réussi à l’avoir !

Là encore, les réglages doivent être réajustés. Réduire le temps d’exposition, augmenter le gamma… On y arrive progressivement et, comme vous pouvez le voir sur ma vidéo, la patience peu s’avérer utile lorsqu’une tache solaire fait son apparition !

Les objets du ciel profond

Aux antipodes du planétaire, observer le ciel profond et le photographier ne fût pas à la porté de mon matériel astronomique. Aussi, les conditions météo ainsi que mon emplacement, même à l’écart de la ville et donc de la pollution lumineuse, n’y ont pas contribué. Ce n’est pas pour autant que j’y renoncerai, mais le ciel profond demande tout de même un sacré matériel !

L’exposition finale

Pour terminer, voici plusieurs compilations d’images classées par semaine. Cela vous donnera une meilleure visibilité sur la manière dont s’est déroulé ce défi. Bon visionnage ! 😉

Semaine 1

Compilation de la semaine 1En haut à gauche, le Soleil. Premier essai au smartphone au travers de l’oculaire. Ensuite deux photographies de la Lune. Celle du bas a été prise durant le jour et on y aperçoit le cratère Clavius, au centre en bas de la photo. Pour finir, quelques clichés de Jupiter, les premiers également. Comme vous pouvez le constater, la géante gazeuse a tenté de fuir du cadre et s’est retrouvée coupée.

Semaine 2

Compilation de la semaine 2Quatre photographies de la Lune dont une prise de jour, en bas à droite. Le cratère Tycho fait son apparition sur la photo centrée en haut. Ensuite, deux photographies de Jupiter accompagnée par deux de ses satellites.

Semaine 3

Compilation de la semaine 3En haut à gauche, deux images de Jupiter qui jour après jour, restent inchangées ! Voici cette fois le Soleil, pris avec différents réglages. La dernière photo en bas à droite fait ressortir une timide tache solaire en surface.

Dernière semaine

En haut à droite, la Lune et Vénus prises au smartphone puis, à gauche, une dernière image de Jupiter. Enfin, un puzzle de croissant de Lune…

Compilation de la dernière semaine


Voilà, ce défi arrive à son terme. J’espère qu’il vous aura inspiré et donné encore plus l’envie de photographier le ciel.

Je vous donne rendez-vous pour le prochain article ! En attendant, n’hésitez pas à partager celui-ci sur les réseaux sociaux et surtout…

…restez curieux !

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